CDI Plan stratégique

DIOCESE D'IDIOFA

CARITAS-DEVELOPPEMENT IDIOFA

1, avenue Député, Quartier Goompos, Idiofa, Bandundu

B.P. 8251 KINSHASA I

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Tél. + 243 (0) 81 243 80 30; + 243 (0) 9 99 17 63 17

  Courriel: caritasdevidiofa_rdc@yahoo.fr

Site web: www.idiofadiocese.com

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PLAN  STRATEGIQUE  DE LA CARITAS-DEVELOPPEMENT IDIOFA

Juin 2010 – MAI 2013

SIGLES ET ABBREVIATIONS

BDC: BUREAU DIOCESAIN DE CARITAS(URGENCES)BDCD :BUREAU DIOCESAIN DE CARITAS-  DEVELOPPEMENTBDD:  BUREAU DIOCESAIN DE DEVELOPPEMENTBDOM: BUREAU DIOCESAIN DES ŒUVRES MEDICALESCD: CARITAS-DEVELOPPEMENTC.D.ID: CARITAS-DEVELOPPEMENT IDIOFACDC: CARITAS-DEVELOPPEMENT CONGOCDCD: COMMISSION DIOCESAINE DE CARITAS-DEVELOPPEMENTCECD: COMMISSION EPISCOPALE DE CARITAS-DEVELOPPEMENTCENCO: CONFERENCE EPISCOPALE NATIONALE DU CONGOCPCD: COMITES PAROISSIAUX DE CARITAS-DEVELOPPEMENTCNT: CENTRES NUTRITIONNELS THERAPEUTIQUESCNS: CENTRES NUTRITIONNELS DE SUPPLEMENTATIONEASI: ENSEIGNEMENT ET ADMINISTRATION EN SOINS INFIRMIERSFOSA: FORMATIONS SANITAIRESSIDA: SYNDROME DE L'IMMUNODEFICIENCE ACQUISZS: ZONES DE SANTEPMI: PROTECTION MATERNELLE ET INFANTILEPVVIH: PERSONNES VIVANT AVEC LE VIHVIH: VIRUS DE L'IMMUNODEFICIENCE HUMAINE

AVANT PROPOS

Face aux multiples problèmes auxquels sont confrontés des milliers d'êtres humains créés à l'image de Dieu, le pape Benoît XVI nous ramène  à l'amour dans la vérité dont Jésus s'est fait le témoin dans sa vie terrestre et surtout par sa mort et sa résurrection. Selon lui, l'amour-« caritas » est une force extraordinaire qui pousse les personnes à s'engager avec courage et générosité dans le domaine de la justice et de la paix. C'est une force qui a son origine en Dieu, Amour éternel et Vérité absolue; Il est la force dynamique essentielle du vrai développement de chaque personne et de l'humanité toute entière. (Caritas in Veritate, 1).

 Déjà, le Pape Paul VI dans son Encyclique ("Populorum Progressio ", Le Développement des Peuples. Ed. Saint Paul – Afrique, Kinshasa, 1977), plaidait pour la cause des peuples pauvres en adressant un appel urgent au monde à la prise de conscience sur la question sociale : le développement pour être authentique, il doit être intégral, c'est – à – dire promouvoir tout homme et tout l'homme ; l'Eglise, experte en humanité, est capable de présenter une vision du développement qui soit universellement valable, pas seulement pour les chrétiens et les autres croyants, mais pour tous les hommes de bonne volonté.

Et le Pape Jean-Paul II, à la suite de ses prédécesseurs, écrit dans Sollicitudo rei socialis: « l'intérêt actif que porte l'Eglise sur la question sociale, c'est-à-dire à ce qui a pour fin un développement authentique de l'Homme et de la société, de nature à respecter et promouvoir la personne humaine dans toutes ses dimensions, s'est toujours manifesté de manières très diverses ». Aussi poursuit-il,  « elle cherche de cette façon à guider les hommes pour qu'ils répondent, en s'appuyant sur la réflexion rationnelle et l'apport des sciences humaines, à leur vocation de bâtisseurs responsables de la société terrestre.» (1,1)

On l'aura remarqué, depuis quelques décennies, la préoccupation du Magistère Catholique à la question sociale  est quasi permanente. Car, Dieu en créant le monde l'a voulu à tous mais une répartition injuste  de ressources sème divisions, conflits et misère  sans nombre. Les peuples de la faim interpellent hier comme aujourd'hui de façon dramatique les peuples de l'opulence. Nous sommes tous et toutes interpellés par cette situation, et il y a urgence. Cette urgence n'est pas seulement dans la pression des événements et des problèmes mais aussi, comme le souligne le pape Benoît XVI, dans ce qui est proprement en jeu : la réalisation d'une authentique fraternité. C'est ici que nous entendons à frais nouveaux cet appel pathétique de l'Apôtre des nations : « l'"amour-Caritas"  du Christ nous presse » (2Co. 5,14). Nous sommes appelés à voir les situations déshumanisantes de notre environnement et à étudier les stratégies pour les résoudre efficacement. Et pour cela, il faut des hommes et des femmes. En effet, « Le développement est impossible s'il n'y a pas des hommes droits, des acteurs économiques et des hommes politiques fortement interpellés dans leur conscience par le souci du bien commun ». (Caritas in Veritate, 71).

    La question sociale est devenue mondiale et universelle. L'Eglise tressaille devant ce cri d'angoisse et appelle chacun à répondre avec amour à l'appel de son frère et de sa sœur affamés, malades, miséreux, ignorants. Elle nous interpelle tous à avoir un regard de solidarité sur le sort de notre sœur et notre  frère qui vit dans des conditions non voulues ni par lui – même, ni par son Créateur, mais par la Société de l'inégalité. Le monde est aujourd'hui un grand village à cause des facilités plus grandes offertes par les moyens de communication qui réduisent  la distance entre les humains ; et comme village, le monde devient  une famille  où personne ne devrait  souffrir du manque du minimum vital nécessaire. C'est pourquoi s'engager pour un ordre juste de l'Etat et de la société d'une part, et, l'activité caritative organisée d'autre part, exige de former des structures justes où l'on agit de façon responsable pour secourir notre Prochain. L'action caritative d'Idiofa  entend aujourd'hui répondre à cet impératif. On l'a vu, et nos différents ateliers l'ont démontré, nous ne pouvons pas prétendre évangéliser en profondeur notre peuple sans mener en même temps le combat contre la faim, la misère et toutes formes d'aliénations qui avilissent l'Homme. Le pape Paul VI nous y encourage lorsqu'il souligne des liens profonds qui existent entre Evangélisation et promotion humaine-développement, libération. (Evangelii Nuntiandi, 31). Il nous faut comprendre que la foi doit entrainer un engagement sérieux pour le bien-être des populations. Nous sommes personnellement scandalisé par la grande pauvreté de la quasi-totalité de la population de notre contrée. Non seulement nos centres nutritionnels regorgent des personnes malnutries (adultes et enfants), mais l'ensemble de la population mange mal, les soins de santé ne sont à la portée que d'une infime partie et l'eau potable reste encore une denrée rare. Ce contexte de pauvreté, avuons-le, n'est pas de nature à favoriser une ambiance chrétienne.  

Ainsi donc, en vue d'une coordination de nos actions pour plus d'efficacité et d'efficience, une restructuration de nos trois bureaux diocésains de Caritas-Développement et leur intégration dans une même structure formelle et fonctionnelle a été faite ; Processus d'évaluation/planification qui nous a permis de faire le point sur le passé, de jeter un regard responsable autour de nous, sur notre environnement, pour découvrir les différents besoins vitaux du peuple de Dieu comme signe de temps, un cri du pauvre que le Seigneur entend et nous envoie pour le secourir, l'aider à recouvrir sa dignité humaine. Jésus nous interpelle dans  Mt 25, 31-46 (jugement dernier), sur notre sens de solidarité et partage. Tel est le bien fondé de ce plan stratégique pour une réelle Promotion humaine de la population de notre cher Diocèse d'Idiofa, dans une interaction avec vous tous, hommes et femmes de bonne volonté avec qui nous voulons relever le défi de la pauvreté.

                                            + José MOKO EKANGA, 

                                                  Evêque d'Idiofa 

INTRODUCTION

La Caritas-Développement Idiofa, soucieuse de sa revitalisation et préoccupée par les réponses à apporter aux problèmes prioritaires des populations habitant le diocèse, a décidé de se doter d’un plan stratégique pour la période qui va de 2010 à 2013.

La Caritas-Développement Idiofa a fait ainsi sienne les orientations du   processus de revitalisation du réseau Caritas en cours depuis 2000.

L’élaboration de ce  plan stratégique a exigé:

-l’identification des  problèmes des populations de son rayon d’action

-l’identification  des faiblesses, des forces, des opportunités et des  menaces tant  au niveau de Coordination(les 3 bureaux diocésains: BDD, BDOM et BDC) qu’à la base.

-la formulation  des résultats et objectifs stratégiques

Dans le cadre de sa finalisation, ce plan stratégique a bénéficié de la contribution  de la contribution de la Caritas-Développement Congo qui a, par ailleurs, dirigé le processus  de son élaboration.

En définitive, ce plan stratégique a été promulgué par Son Excellence Monseigneur l’Evêque d’Idiofa.

Ce plan stratégique de la CDID s’articule sur les  parties suivantes :

1. LE CADRE STRATEGIQUE:

* Identité de la CDID

* Vision de la CDID

* Mission de la CDID

* Situation du diocèse

* Capacités/Potentialités/Opportunités de la CDID

* Problèmes spécifiques du diocèse

2. LES  ORIENTATIONS  STRATEGIQUES:

* Les valeurs et principes directeurs de la CDID

* Le rôle et les fonctions de la CDID

* Les axes d’interventions de la CDID

* Les priorités de la CDID

* Préoccupations majeures des populations d’Idiofa

* Opportunités

3. LES OBJECTIFS STRATEGIQUES:

Cette dernière partie  décrit concrètement le but poursuivi  par la CDID et les objectifs qu’elle s’est assignée pour atteindre ce but de 2010 à 2013.

PREMIERE PARTIE : LE CADRE STRATEGIQUE

I. DESCRIPTION

I.1. Historique

Préfecture Apostolique d’Ipamu le 13 avril 1937 par la division des Vicariats Apostoliques du Kwango et du Kasaï, agrandi le 25 avril 1939, Vicariat Apostolique le 12 février 1948, Diocèse d’Ipamu le 10 novembre 1959, il prend le nom diocèse d’Idiofa où le siège est transféré le 20 juin 1960. C’est en vue de répondre à l’invitation de l’Episcopat Congolais à s’occuper du sort des pauvres et des infortunés et à intégrer les activités sociales dans ses préoccupations quotidiennes qu’a été créée à la suite de  la Caritas Congo, la Caritas-Développement Idiofa. Cette dernière s’est montrée digne de son nom entre les années 1970 et 1997, avec l’œuvre immense du développement de la contrée grâce au complexe DPP-COMBILIM. C’est cette œuvre de proue du développement que la Caritas-Développement Idiofa entend reprendre en la redynamisant.

I. 2. Identité.

 La Caritas-Développement Idiofa est une ASBL ;le processus d’obtention de  sa personnalité civile est en cours . Elle est  une structure de la pastorale sociale du Diocèse d’Idiofa qui est une église locale jouissant d’un  Statut Juridique propre en tant qu’, ASBL, Diocèse d’Idiofa, par ordonnance n°67-126 du 12 mars 1967.

I.3. Situation Socioculturelle et religieuse

Les langues parlées correspondent aux principaux  groupes ethniques. Trois langues nationales sont couramment parlées. Il s’agit de Kikongo, Lingala et Tshiluba.

Le Christianisme reste la principale religion rencontrée dans la région Il est représenté par les Eglises  Catholique, Protestante et Orthodoxe.

En plus d’elles, il existe aussi le Kimbanguisme et plusieurs églises indépendantes: Néo-Apostoliques, Témoins de Jéhovah, Branham, Nzambi-Mpungu, les églises pentecôtistes  et autres.

Dans les us et coutumes du milieu on peut déplorer l’existence des interdits alimentaires chez la femme enceinte et les enfants.   le recours facile aux tradi-praticiens et  à la divination sont souvent conséquence  du refus  de la maladie comme phénomène naturel.

De manière générale, l’école a remplacé l’éducation de rite traditionnel car il existe de nombreuses écoles maternelles, primaires, secondaires, techniques et professionnelles, ainsi que  supérieures et universitaires. Cependant, on note une faible scolarisation de la fille et un  taux important d’analphabètes féminins.

 La notion « d’égalité de chances homme-femme » a encore un long parcours à faire.

I.4. Structures ecclésiales

L’organisation de l’action évangélisatrice du Diocèse d’Idiofa repose à la base sur les Communautés ecclésiales vivantes (CEV/B). Plusieurs CEV/B forment une paroisse. Plusieurs paroisses forment un doyenné. Le Diocèse d’Idiofa compte 1 700 CEV/B regroupés en 43 paroisses qui se regroupent à leur tour en 9 doyennés.

I.5. Situation socio démographique

Le Diocèse d’Idiofa couvre une population totale  estimée à 2.200.000 habitants dont la moitié est catholique avec une forte densité de 30 habitants par km². Dans sa grande majorité, cette population est très jeune. Elle est composée de plusieurs groupes ethniques dont les plus importants sont les BUNDA au centre, les DINGA, les NGOLI, les L’UER, les YANSI ainsi les MPUTU au nord-ouest ; les WONGO et les PENDE au sud, les LELE et les TSHIOKWE à l’Est.

Cette population est à la recherche des meilleures conditions de vie. Elle est toujours prête à participer à toutes les activités menées en vue de sa propre promotion.

On compte 1970 villages et 6 cités (Idiofa, Dibaya-Lubwe, Mangaï, Panu, Mapangu, Mukedi).

I.6. Situation économique

La population rurale, cible de la CDID (plus de 90%), vit essentiellement de l’agriculture de subsistance, de l’élevage et de la pêche. Les principales cultures vivrières pratiquées sont le manioc, le maïs, le millet, l’arachide, le riz, la courge, le haricot, le soja et le niébé.

Les cultures pérennes sont : l’huile de palme et le café. Dans l’élevage les principaux bétails sont: les caprins, les porcins, les ovins, les bovins et la volaille.

Ces activités (agriculture, élevage et pêche) aux méthodes et aux techniques plutôt traditionnelles, sont  essentiellement de subsistance procurant peu de revenu aux paysans et ne permettant pas l’épargne.

Il faut souligner que  la commercialisation de leurs produits pose d’énormes problèmes: de transport suite au mauvais état des routes, de prix, de conservation, de réserves, faute de réglementation avec l’Etat.

La mauvaise répartition du travail, inspirée par certaines coutumes/traditions accablent la femme déjà chargée par d’autres fardeaux (soins des enfants, pilonnage des céréales, recherche d’eau et du bois de chauffage, propreté de la cour, etc.). Ceci explique aussi la faible production agricole. L’homme est très peu engagé dans les travaux agricoles en général et en particulier  dans les zones de savane.

La région connaît l’absence d’industries. La seule industrie huilière vétuste et démodée ne fonctionne plus depuis des décennies.  L’Administration Publique, la Santé et l’Enseignement absorbent un très faible taux de mains d’œuvres actives. Le chômage et les conditions difficiles de vie à la campagne favorisent l’exode des jeunes, forces de développement vers les villes où ils vont grossir l’armée de sans emploi et de délinquance.

Le petit commerce et divers services informels, centralisés dans  les centres dits urbains et aux prises avec les difficultés nées de la crise économique du pays, poussent les populations à s’approvisionner en biens manufacturés (ustensiles de cuisine, outillage divers, habits, savon, sel de cuisine) à coût élevé soit par vente au comptant soit par troc (échange avec des produits agricoles).

Les routes, principales voies de transport et communication, sont des pistes, mal entretenues, démolissant les quelques véhicules d’occasion que quelques privilégiés peuvent acquérir.

Le revenu journalier familial est inférieur à 1$ US. Ainsi privés des revenus réguliers, constants et stables, travaillant dur, mal nourris ou sous alimentés, ces populations privées de conditions de vie descentes  doivent faire face aux coûts exorbitants de santé, de l’instruction des enfants, des produits manufacturés de première nécessité et des divers services indispensables pour survivre.

Aussi le Diocèse en tant qu’Institution, la CDID et tant autres acteurs,  essaient-ils par des activités initiées dans tous les domaines, de les aider à améliorer leurs conditions de vie.

I.7. Situation géographique

Le siège social de la CDID, dans le Diocèse d’Idiofa, est à 700 Kms de route et 500 km à vol d’oiseau, à l’Est de Kinshasa, Capitale de la RDC, et à 145 Km de la  Ville de  KIKWIT, ville la plus proche, à l’insertion du 20ème méridien de longitude sud.

A cheval sur les Provinces du Bandundu et du Kasaï-Occidental, la CDID couvre en totalité le Territoire Administratif  d’IDIOFA et, partiellement, ceux de GUNGU et  de BULUNGU dans la Province du Bandundu ainsi que celui  d’ILEBO, District de Luebo, dans la Province du Kasaï- Occidental.

Le rayon de son action, d’une superficie de 40.000 Km² est limité :

  • au Nord par la rivière Kasaï qui le sépare du Diocèse d’INONGO ;
  • au sud par la rivière  Loange qui le sépare de  Diocèse de Luebo;
  • à l’Ouest par la rivière Lubwe qui le sépare du Diocèse de KIKWIT.
  • à l’est  par la rivière Kasaï qui le sépare du diocèse de Mweka

Le Climat est de type tropical humide avec deux saisons : la saison de pluie (allant de mi-août à mi-mai) et la saison  sèche (allant de mi-mai à mi-août) ; la saison de pluie est iintercalée par une petite saison sèche allant de mi-janvier à mi-février.

Du point de vue du  relief, on distingue :

  • au Sud : les hauts plateaux (environ 900 m d’altitude), couverts de savanes au sol généralement sablonneux et pauvre ; 
  • au Centre : les plateaux (environ 600 m d’altitude) échancrés par les vallées bordées de galeries forestières. Le sol y est plus riche que dans le Sud.
  • au Nord : zone effondrée (environ 450 m d’altitude), dominée par la forêt. Son sol, souvent argileux, est très riche.
  • à l’est, les hauts plateaux (environ 800 m d’altitude), couverts de savanes bordées de galeries forestières. Le sol est sablo-argileux, riche

La végétation est faite de forêts, de savane boisée et avec quelques galeries forestières le long des rivières.

Son hydrographie est dominée par de grandes rivières (Kamtcha, Piopio, Lubwe, Loange, Lwanji, Lumbunji, Lubudi, lacs Matshi, Kamwe, Kangumba), prenant pour la plupart leurs sources en ANGOLA et qui traversent la région du Sud au Nord pour se déverser dans la rivière Kasaï, l’un de plus grands affluents du fleuve Congo.

La rivière Kasaï borde tout l’Est et le Nord du Diocèse d’IDIOFA ouvrant à ce dernier une voie navigable d’accès direct à Kinshasa, lieu principal d’approvisionnement en produits manufacturés et d’écoulement des produits agricoles.

I.8. Situation sanitaire

Le rayon d’action de la CDID est desservi par 9 Zones de Santé Rurales (ZSR): Idiofa, Ipamu,  Kimputu, koshibanda et Mokala (dans le territoire d’Idofa), Mukedi (dans le territoire de Gungu), Bulungu (dans le territoire de Bulungu) et, Mikope et Banga-Lubaka (dans le territoire d’Ilebo au Kasaï-Occidental).

Les problèmes sanitaires majeurs  sont :

  • Accès difficile aux soins de santé de qualité
  • la faible accessibilité de la population à l’eau potable (allant de 7 à 70 %),
  • La prévalence élevée  des certaines maladies (paludisme, infections respiratoires aigues, diabète et Hypertension artérielle, malnutrition, maladies diarrhéiques, la Tuberculose et le VIH/SIDA, méningite, trypanosomiase,  ...)
  • Mortalité infantile et maternelle (complications des grossesses et accouchements)

Les pathologies dominantes sont:

- dans  l’ordre décroissant de morbidité : le paludisme, les infections respiratoires aigues, les maladies diarrhéiques et verminoses, la malnutrition protéino-énergétique, les      IST/SIDA, la tuberculose, le diabète sucré  et l’Hypertension artérielle; et,

  • dans l’ordre décroissant de mortalité : le paludisme, les IST/SIDA, la malnutrition, le diabète sucré, l’Hypertension artérielle, les infections respiratoires aigues, les maladies diarrhéiques et la tuberculose.

I.9. Situation humanitaire

La région  où intervient la CDID connait une situation  humanitaire caractérisée par :

  • L’abandon et la marginalisation des catégories sociales vulnérables de plus en plus nombreuses parmi lesquelles un nombre important d’enfants en rupture familiale, les enfants dits sorciers, les personnes dites vagabondes "mbolela", les orphelins, les jeunes mamans (filles-mères), les chefs de ménage mineurs, les malades chroniques impotents, les personnes de 3ème âge et celles accusées de « sorcellerie », les veuves non accompagnées, un nombre important des personnes vivant avec handicap, un nombre assez important des malades mentaux surtout dans la région de Kimputu ( rayon à prévalence élevée de trypanosomiase),
  • la recrudescence des violences sexuelles, 
  • le retour massif des jeunes désœuvrés des régions minières suite à la baisse constatée au marché des produits miniers abandonnés à eux-mêmes.

On compte:

  • deux orphelinats organisés avec une cinquantaine d’enfants chacun et,
  • sur l’ensemble des Formations Sanitaires existantes, 7 centres nutritionnels   seulement sont encore opérationnels (Mam-Sangol,  Pain de Vie et HGR Idiofa à Idiofa, Kilembe, Ngashi, Matshi, Lakas, Mwilambongo, Gombe, Ngoso,  avec une capacité de restauration de 30 personnes mal nourries en moyenne; les autres ayant tous fermé faute des moyens financiers et matériels.
    • 16 centres sociaux organisés pour jeunes mamans (filles-mères),
    • un Centre Diocésain pour Handicapés (CDH).

La quasi-totalité de ces structures organisées localement, n’a aucun partenaire d’appui; toutefois certaines reçoivent  un appui par quelques projets ponctuels.

Par ailleurs on ne compte aucun hospice pour personne de 3ème âge.

I.10. Moyens de communication

Chez nous, les moyens de communication sont constitués par plusieurs canaux dont les radiophonies, le réseau téléphonique cellulaires: Zain, Vodacom, Tigo et CCT (les deux derniers sont actuellement non opérationnels), les radios rurales(9), la radiotélévision diocésaine d’Idiofa (RTDI) et le réseau NET.

On peut nous joindre par :

  • la route reliant Kinshasa, Kikwit, Idiofa, Kananga et Tshikapa. Elle est dans un bon état de Kinshasa-Kikwit hormis le tronçon Kenge-Kwango et en état défectueux, après Kikwit vers Idiofa (tronçon reliant Idiofa à l’asphalte au 610ème km) et vers Tshikapa (ponts, bourbiers, nids de poules, nids de cochons …) ;
    • Avion : Kinshasa - Kikwit (transit), Kinshasa-Ilebo (transit) et atteindre Idiofa par route  ou directement Kinshasa-Idiofa (vols très irréguliers); toutefois il existe d’autres pistes d’aviation pour les petits porteurs notamment à Mukedi, Itshwem, Balaka, Hébron, Dibaya-Lubwe, Mokala, Panu, Mapangu. Banga-Lubaka qui, malheureusement ne sont plus ni entretenus, ni exploités.
      • Bateau : Kinshasa – Eolo – Panu – Mangaï- Dibaya-Lubwe et Ilebo, ensuite par route pour atteindre Idiofa ;
      • Chemin de fer : Lubumbashi – Kananga – Ilebo et prendre le véhicule pour atteindre Idiofa. 

I. 2. LA VISION DE LA CARITAS-DEVELOPPEMENT IDIOFA

Notre vision est celle d’une société où :

-la population cible se prend en charge, mène une vie descente et  épanouie,

-règnent la paix, la justice,

-la Caritas Développement Idiofa demeure :

  • Un outil dynamique, moteur  du développement durable, de la  promotion intégrale et de la réhabilitation de l’homme dans sa dignité de fils de Dieu,
  • Un lieu de solidarité partagée et de progrès social, organisé de la base au sommet,

I.3. LA MISSION DE LA CDID 

La mission de la CDID est « d’augmenter, par la réflexion et l’action, l’efficacité de la contribution de l’Eglise aux efforts de promotion intégrale de la personne et de la communauté humaine, et cela sans exclusive, conformément à la doctrine sociale de l’Eglise, notamment de mener cette communauté et chacun de ses membres à l’accroissement de la charité et de la solidarité ainsi que la promotion de l’homme par lui – même ». (Cf. art. 2 R.O.I CENCO et  art. 7 Statuts CDID).

I.4. Les capacités /potentialités de la Caritas-Développement  Idiofa

I.4.1. Les activités pastorales du diocèse

Conformément à la mission évangélisatrice du Diocèse, les activités pastorales consistent à l’annonce de la Bonne Nouvelle du Salut intégral de la personne humaine accompli par Jésus-Christ. Elles comprennent la catéchèse, les sacrements et le développement (instruction, éducation, soins de santé, activités socio-économiques…)

I.4.2. Les capacités institutionnelles de la Caritas-Développement Idiofa

Œuvre de l’Eglise locale d’Idiofa, intégrée dans l’Eglise particulière du Congo et dans l’Eglise Universelle, la Caritas-Développement Idiofa couvre toute l’étendue du Diocèse d’Idiofa, son rayon d’action, par son appui aux structures de base du Diocèse (paroisse, CEVB) et aux structures privés, conventionnées et étatiques (Education, santé, économie et social)

I.4.3. Les capacités humaines

Grace à la dynamique organisationnelle de l’Eglise, les ressources humaines de la CDID (hommes et femmes, laïcs engagés et ecclésiastiques, personnes de bonne volonté) sont multiples, dotées de compétences diversifiées, et jouissant d’une crédibilité considérable. Ces ressources humaines sont mobilisables à tous les niveaux, de la base au sommet.

I.4.4. Les capacités matérielles et financières

D’une manière générale, la Caritas-Développement Idiofa dispose d’un minimum de matériels et des biens en nature à partir desquels le travail est en train de se développer: terrains, locaux, équipements et matériels de bureau, moyens de transport et communication (2 jeeps dont une en panne, 2 motos, 2 bicyclettes).

I.5. Les potentialités

I.5.1. Les potentialités institutionnelles

Les structures de la CDID, faisant partie du réseau Caritas-Développement Idiofa, qui elle faisant partie du réseau Caritas-Développement Nationale et Internationale, bénéficient de la confiance de l’Evêque diocésain, de l’Episcopat National, de la population et des partenaires.

A différents niveaux, leur travail suscite l’intérêt et la participation des populations bénéficiaires.

La dynamique organisationnelle en cours peut faciliter le travail en réseau et contribuer à l’amélioration de la performance de ses 3 structures principales.

La collaboration avec les structures étatiques de la place, les ONGD et Initiatives Locales du Développement lui offre une occasion de travail en synergie avec le bénéfice de l’efficacité dans l’atteinte des résultats, écartant ainsi l’inefficacité produite par un travail en ordre dispersé.

La Caritas-Développement Idiofa est un partenaire important pour le développement socio-économique des populations des Territoires Administratifs d’Idiofa, Gungu, Bulungu et Ilebo.

I.5.2. Les potentialités humaines

Outre la nomination du nouvel Evêque à la tête du Diocèse le 26 mai 2009, dans la région d’Idiofa, les ressources humaines compétentes, crédibles et disponibles, tant ecclésiastiques que laïcs, hommes et femmes, sont mobilisables à tout moment et à différents niveaux.

De plus, il y a:

* Un Institut Supérieur du Développement Rural (ISDR) qui forme des Techniciens en Développement Rural de niveau A1 et A0, options: Organisation Sociale, Techniques Rurales, Agro-Vétérinaires;

* Un Institut Supérieur Pédagogique avec plusieurs options,

* Un Institut Supérieur de Commerce,

* Deux Instituts Supérieurs des Techniques Médicales.

I.5.3. Les potentialités matérielles et financières

¨ Sur le plan matériel, la région d’Idiofa dispose de nombreux atouts:

*  Terrains: brousses, forêts;

*  Rivières et lacs;

*  Existence de plusieurs palmeraies (Mwilambongo, Dibaya-Lubwe, Ipamu, Matshi, Minganji, Punza, Kiotmbe, Kinguba CKE, Mwilu, Mangaï, Mapangu,Piopio, obala, Punkulu, Mangaï, Laba-Central;

*   Existence de plusieurs ports sur les cours d’eau navigables:

      - sur la rivière Kasaï (ouvrant celle-ci aux grandes villes telles que Kinshasa, Tshikapa, Ilebo) : Eolo, Panu, Piopio, Mangaï, Dibaya-Lubwe, Mapangu, Njoko-Punda

       - sur la rivière Loange ou Katembo se jetant dans la KasaÏ (ouvrant celle-ci sur les villes telles que Tshikapa): Kipita-Mitumbi, Luhelo,

       - sur la rivière Lubwe se jetant dans la Kasaï: Mwilambongo, Laba-Central, Minganji,

       - sur la rivière Piopio se jetant dans la Kasaï: Piopio

       - sur le Lac Matshi se jetant dans la Loange ou Katembo: Masthi

       - sur le lac Kangumba se jetant dans la Loange-Katembo: Luhelo

*  2 micro-barrages hydro-électriques, à Idiofa et Ifwanzondo

* Ecoles (maternelles, primaires, secondaires, Techniques et       Professionnelles, et Instituts Supérieurs et Universitaires;

*  2 Centres d’accueil à Idiofa"NTO-LUZINGU" et Ifwanzondo

*  Moyens et Réseau de Communication (9 Radios Rurales, Une vingtaine des Radiophonies, 1 Chaine de Radio-Télévision Diocésaine d’Idiofa (RTDI), 4 Réseaux Téléphoniques Cellulaires (Vodacom, Zain, CCT et Tigo; les 2 derniers ne sont plus opérationnels depuis quelques mois), 2 cyber-café (à Idiofa et à Ifwanzondo) et une Poste;

*  10 pistes d’aviation pour petits porteurs à: Idiofa, Dibaya-Lubwe, Mokala, Intshwem, Mukedi, Balaka, Hébron, Mapangu, Banga-Lubaka (hormis la piste d’Idiofa, les autres malheureusement, ne sont plus ni entretenus, ni exploités);

*  Infrastructures routières: ± 4000 Km dont 1000 seulement entretenus;

*   Cours d’eau navigables: Kasaï, Lubwe, Loange ou Katembo, Piopio, Kamtsha, Lwanji,Panu, Lac matshi,Lubudi, Lumbunji;

*  Agences financières locales (COOOPEC, CADECO, MUCREFEKI, SOLIDAIRE);

*  3 tracteurs octroyés par le Gouvernement Congolais pour     l’agriculture motorisée;

*  Existence de plusieurs hôpitaux, centres et postes de santé, maternités confessionnels (catholiques et protestants), publiques et privés; 

      *   Existence d’un Centre Diocésain pour Handicapés (CDH).

*   Existence d’un centre des soins psychothérapeutiques (à l’Hôpital Général de Référence de Kimputu)

*  Existence d’un Dépôt Pharmaceutique Diocésain à Idiofa

  *   Existence d’un Programme de Planification Familiale Naturelle (P.F.N) et Centre d’Education à la Vie (C.E.V)

  *  Existence d’un minimum de matériel roulant( deux jeeps dont une en panne, deux motos, 3 bicyclettes)

 *   Existence des mutuelles d’entraide

 *  Existence des communautés de base

 *  Existence du Bureau Diocésain de Caritas, à Idiofa et des Comités Paroissiaux de Caritas

*  Existence d’un Bureau Diocésain de Développement avec infrastructure solide: bureau central, Centres d’Expansion Rurale(C.E.R), Complexe Agro-Pastoral (COMBILIM), chambres froides, machines (Raboteuses, Décortiqueuses, Mélangeur, Moulins, Tronçonneuses)

*    Existence d’un Bureau de coordination Diocésaine des Œuvres Médicales (BDOM)

¨ Limitée financièrement, la Caritas-Développement Idiofa peut, grâce aux compétences de son Personnel, au plaidoyer et à l’appui des partenaires, mobiliser des ressources financières pour la réalisation de ses activités et être élevée au niveau d’une organisation moderne et compétitive.

I.6. Problèmes généraux des populations locales

L’épanouissement et la dignité humaine des populations de la région d’Idiofa sont menacés par des problèmes suivants: 

1.6.1. Problèmes socio-économiques:

  • Insécurité alimentaire,
  • Faible revenu des populations,
  • Conflits fonciers,
    • Faible accès aux services sociaux de base de qualité (santé, éducation, eau potable, électricité, etc.),
    • Recrudescence des maladies jadis contrôlées (paludisme, tuberculose, infections respiratoires, trypanosomiase, méningite et autre épidémies),
  • Prévalence élevée des IST/VIH/SIDA,
  • Prévalence élevée de la malnutrition (enfants, femmes enceintes et vieillards)
    • Faible prise en compte des besoins pratiques et des intérêts stratégiques des femmes (Taux élevé d’analphabètes féminines),
    • Exploitation des enfants et mineurs ( enfants-travailleurs, enfants victimes d’exploitations sexuelles, etc.)
    • · Destruction et délabrement des infrastructures socio-économiques (écoles, routes de desserte agricole, ponts, Hôpitaux, églises, presbytères, séminaires, ...)
    • Cours d’eau navigables non dragués ( Kamtsha, piopio,Lubwe, Lwanji, Loange,    Lumbundji, lubudi, et même le Kasaï)
      • Exode rural
      • Fuite des cerveaux
    • Stigmatisation et rejet des personnes vulnérables (enfants dits "sorciers", enfants en rupture familiale, enfants sans parents (orphelins), personnes vivant avec VIH/SIDA, personnes  vivant avec handicap, personnes -surtout de 3ème âge– dits "sorciers", femmes sans enfants,…)
    • Non accompagnements des enfants orphelins,  des enfants nés des grossesses non désirées, et des personnes de 3ème âge,
    • Consommation de plus en plus des boissons alcoolisées ( liqueurs couramment appelés: « lotoko, pousse-café, liqueur bon marché "supu-na-tolo"»,
      • Consommation de plus en plus de la drogue
      • Chômage
    • Absence d’Institutions financières (Banque de Crédit Agricole, Agence Internationales de Transfert des Fonds,…)

1.6.2. PROBLEMES ECOLOGIQUES:

  • Faible capacité de gestion des catastrophes naturelles (érosions fréquentes, ravins, sécheresse,…),
  • Mauvaise gestion de l’environnement (déforestation, feu de brousses,  mauvaise gestion des déchets sanitaires, humains, ménagers et autres), 

1.7.  Préoccupations majeures des populations locales prises en compte dans l’élaboration du plan stratégique

Au regard des problèmes relevés ci-dessus, les préoccupations majeures exprimées par les populations d’Idiofa sont axées sur la protection et la promotion des droits humains fondamentaux en terme  de:

  • Accès aux services sociaux de base de qualité (santé, éducation, eau potable, électricité, etc.);
  • Protection des groupes vulnérables;
    • Réhabilitation des infrastructures socio-économiques (écoles, marchés, routes de desserte agricole);
    • Gestion, protection, restauration (reboisement), boisement et préservation de l’environnement;
  • Lutte contre les IST et le VIH/SIDA;
    • Prise en charge des maladies chroniques ( diabète, hypertension artérielle, trypanosomiase humaine, lèpre et tuberculose, etc.);
    • Augmentation de la production agro-pastorale, pisciculture, leur évacuation, traitement et/ou transformation et commercialisation;
  • Protection Maternelle et Infantile (PMI): décès infanto-maternels;
  • Planification Familiale
  • Promotion de l’encadrement des jeunes pour lutter contre la délinquance juvénile
  • Promotion de l’alphabétisation féminine

 I.8. Opportunités

  • En dépit de nombreux problèmes qui caractérisent le contexte national, la mise en place des Institutions politiques et Démocratiques, le retour progressif de la paix et de la coopération bi et multilatérale, le souci de l’unité nationale, la détermination des Evêques, la diversité qui fait la richesse commune de notre culture ainsi que l’appropriation par la population congolaise du processus de la démocratisation du pays en général, dans la région d’Idiofa,

         - la présence des Congrégations Religieuses, hommes        politiques, ONG partenaires (Memisa-Belgique, Horizon santé, SANRU, CTB, SPES VIVA, ADEPI, QUO VADIS, AGAPE, BWAMANDA,…),

- la confiance de la population envers les structures de

   la  Caritas-Développement,

- la pauvreté de la population qui interpelle et pousse au changement,

- la compétence du personnel,

- l’appui financier des quelques Bailleurs, Partenaires et Organismes Nationaux et Internationaux ( Gouvernement Congolais,  BCECO, Gouvernement provincial, BAD,OMS, FAO, PNUD, UNFPA, UNICEF, Global Funds ou Fonds social, Action Damien, Manos Unidas, Missio, Misereor,  MSV, MSF, OPM, Rotary, Caritas soeurs, Eglises, Ordres religieux, et Congrégations religieuses,  hommes politiques et commerçants, …), Ambassades, en particulier, constituent autant d’opportunités susceptibles de permettre à Caritas-Développement Idiofa de poursuivre et d’atteindre ses objectifs.

II. LES  ORIENTATIONS  STRATEGIQUES

2.1. Les valeurs et les principes

2.1.1 Valeurs

Notre action se distingue de celles des autres par le respect de nos valeurs fondamentales  qui sont les suivantes :

 2.1.1.1 Respect de la vie et de la dignité humaine

     DIEU est le SEUL MAITRE DE LA VIE. C’est Lui Seul qui la donne et qui a le pouvoir de la retirer quand Il veut et quand Il le décide. Nul  homme n’a le droit de mettre fin à sa propre vie ni à celle d’un autre. La vie humaine est donc sacrée et toute atteinte à son endroit est répréhensible, condamnable et passible de châtiment divin et même social. « Tu ne tueras point » (Ex. 20, 13). La vie n’appartient donc pas à l’homme.

  • Ce respect de la vie commence dès les premiers moments de la vie dans le sein maternel. L’avortement volontaire ou forcé ainsi que le suicide sont un homicide, un crime au même titre qu’un meurtre.
    • Donner à l’homme les meilleures conditions possibles d’existence, respecter sa dignité et ses droits sont des signes évidents du commandement du Créateur.

Dans son action et ses programmes, Caritas–Développement met en relief le respect de la vie et soutient toutes les initiatives relatives à la protection des

faibles, en dénonçant les injustices, les abus divers  commis à l’endroit des  « sans voix », des vulnérables (femmes, enfants et vieillards), des opprimés,…Elle prend position en faveur des marginalisés, des exclus, des condamnés, des victimes innocentes. Elle prend aussi position contre des pratiques qui amoindrissent la dignité de la femme.

2.1.1.2 Amour de notre Diocèse, de l’Eglise et de notre Pays

  • La République Démocratique du Congo est pour tous les congolais et toutes les congolaises la Terre que le Seigneur leur a confiée. En effet, « il nous a conduits ici et nous a donné cette terre, terre qui ruisselle de lait et de miel » (Dt 26,9–10).
  • Nous devons l’aimer et en prendre soin car un jour le Seigneur nous demandera de lui rendre compte et de lui dire comment nous avons utilisé ce précieux patrimoine.

En outre, l’Eglise catholique particulière qui se trouve en République Démocratique du Congo est notre famille. A ce titre, nous devons l’aimer, pourvoir à ses besoins et assurer son auto – financement (Ecclésia in Africa, n°104). C’est cela qui nous épargnera des plaintes du Seigneur (Malachie 3, 8–10)

Caritas – Développement Idiofa soutiendra donc toutes les initiatives visant l’amour de notre patrie et la prise en charge matérielle de notre Eglise locale par ses propres fidèles (2 Co 9, 5–11, Ac 2, 41 – 45, Lc 8, 1–3, Mt 10, 9 – 10, Ad gentes, n°15).

2.1.1.3 Développement intégral de l’homme

Créé à l’image de Dieu, l’homme doit être considéré comme UN TOUT INDIVISIBLE. Les efforts en vue de sa promotion doivent porter aussi bien sur le spirituel que sur le temporel. «Pour être authentique, le développement doit être intégral c’est-à-dire PROMOUVOIR TOUT HOMME ET TOUT L’HOMME » (Populorum progressio, n°14)

Dans le dessein de Dieu, chaque homme est appelé à se développer car toute sa vie est une vocation. Malgré la désobéissance de l’homme, Dieu a envoyé son Fils pour que le monde ait la vie et qu’il l’ait en abondance (Jn 10, 10b). Et de fait, « être affranchis de la misère, trouver plus sûrement leur subsistance, la santé, un emploi stable, participer davantage aux responsabilités hors de cette oppression, à l’abri des situations qui offensent leur dignité d’homme, être plus instruits ; en un mot faire, connaître et avoir plus pour être plus : telle est l’aspiration des hommes d’aujourd’hui » (Populorum progressio, n°6).

A ce titre, Caritas–Développement Idiofa devra promouvoir un développement global et centré sur l’homme.

 2.1.1.4 Solidarité

Le Fils de l’homme s’étant fait solidaire des hommes pour les sauver (Ph 2, 6–11), ceux – ci doivent se considérer comme responsables les uns des autres.

« La solidarité n’est donc pas un sentiment de compassion vague ou d’attendrissement superficiel pour les maux subis par tant de personnes proches ou lointaines. Au contraire, c’est la détermination ferme et persévérante de travailler pour le bien commun ; c’est-à-dire pour le bien de tous et de chacun parce que tous nous sommes vraiment responsables de tous » (Sollicitudo Rei Socialis, 38,§ 6).

Toutes les structures qui composent la famille Caritas – Développement Idiofa doivent, à leur tour, être animées par ce sentiment de solidarité qui les unit à Dieu, entre elles et avec ceux qu’elles ont choisi de servir.

La CDID encourage une solidarité ouverte à l’auto – prise en charge et bannira toute forme de solidarité négative (parasitisme, népotisme,…). La vision actuelle de la solidarité se base sur l’assistance aux véritables démunis, l’auto – promotion de l’homme par le transfert des compétences et l’échange d’expériences. 

2.1.1.5 Partage juste et équitable des biens et des services

L’Eglise nous enseigne que « Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient, à l’usage de tous les hommes et de tous les peuples, en sorte que les biens de la création doivent équitablement affluer entre les mains de tous selon la règle de la justice inséparable de la charité » (Gaudium et Spes, n°69, § 1).

Comme institution au service des hommes, Caritas – Développement Idiofa traduira toujours cet enseignement dans son action de tous les jours.

2.1.1.6 Unité

Avant de passer de ce monde à son Père, Notre Seigneur et Maître Jésus-Christ a prié pour l’unité de tous ses disciples (Jn 17,11). Saint Paul nous dit : « mettez-vous d’accord au lieu d’être divisés. Soyez unis, ayez un même esprit et la même façon de voir. » (I Co 1, 10)

Obligé par la nature même ‘sans exclusive’ de l’œuvre du développement intégral, Caritas-Développement Idiofa entend contribuer à la promotion  de l’unité des enfants de Dieu en ne ménageant aucun effort pour intervenir dans la mesure du possible et sans discrimination et partout où le besoin se fait sentir.

2.1.1.7 Culture

Il est aujourd’hui admis que la culture joue un rôle indispensable dans la lutte que mènent les hommes et les femmes pour leur libération totale et pour l’édification d’une société capable de relever les défis de notre temps.

Caritas–Développement Idiofa attache à sa défense et à son développement une importance toute particulière afin d’amener les hommes qu’elle  sert à se réaliser pleinement. Elle tient également compte des spécificités culturelles et ethniques positives en les considérant comme une richesse.

2.1.1.8 Gestion rationnelle de l’environnement

« Dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se meut sur la terre » (Gen 1, 28–31). Telle est la mission confiée à l’homme par le Créateur.

La Caritas-Développement Idiofa accorde une attention soutenue à la protection et à la conservation du sol, de la faune et de la flore. Ce sont là des biens essentiels à la vie de l’humanité et dont la gestion rationnelle garantit un développement durable qui tienne compte de la solidarité entre les générations.

Ainsi, Caritas–Développement Idiofa inscrit les problèmes de l’environnement parmi les principales priorités de son action.

 2.1.1.9 Travail

C’est par le travail que l’homme est appelé à dominer la terre pour prolonger l’œuvre de la création (Laborem Exercens, n° 25). C’est aussi par le travail qu’il pourvoit à ses besoins, à ceux des siens et de la communauté toute entière. Cela suppose un salaire équitable. « Tout ouvrier mérite son salaire »  (Mt 10, 10b).

Ainsi, le travail apparaît comme un devoir sacré qui ennoblit et revalorise l’homme. « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus » (2 Thés. 3, 10)

Caritas–Développement Idiofa s’emploie à valoriser le travail dans des conditions les plus humaines et les plus dignes possibles et à promouvoir l’amour du travail bien fait sous toutes ses formes.

2.1.2 Principes directeurs

L’action de Caritas – Développement Idiofa est orientée par les principes directeurs suivants :

2.1.2.1 Eglise Famille de Dieu

Dieu a créé l’humanité : les hommes et les femmes. A ce titre, nous sommes, tous, les enfants d’un même père et donc d’une même famille.  Le Synode des Evêques tenu au Vatican du 10 avril au 05 mai 1994 a affirmé cette idée force du troisième millénaire qu’est l’Eglise famille de Dieu (Ecclésia in Africa, n°63).

L’image famille de Dieu met l’accent sur l’attention à l’autre, la solidarité, la charité, la chaleur des relations, l’accueil, le dialogue et la confiance.

  • Dans son fonctionnement comme dans ses actions, Caritas–Développement Idiofa se laisse inspirer et guider par cette conception de l’Eglise Famille de Dieu. Elle doit la promouvoir partout où elle œuvre afin que les hommes et les femmes qu’elle sert, de même que ceux qui les servent prennent conscience de cette dimension et la vivent.

La nouvelle façon de travailler de Caritas–Développement  Idiofa vise donc à édifier l’Eglise Famille, en excluant tout ethnocentrisme et tout particularisme excessifs, en prônant la tolérance, la réconciliation  et une vraie communion entre différents peuples, différentes races, différentes ethnies et couches sociales, en favorisant la solidarité et le partage, en ce qui concerne le personnel et les ressources entre les Eglises particulières.

2.1.2.2. Participation

Le développement durable ne peut être efficace qu’avec la participation de la base (Populorum Progressio, 20)

Conformément à sa vision et à ses valeurs, Caritas – Développement Idiofa s’engage, dans toute son action, à promouvoir la participation des groupes – cibles  à la réalisation des projets qui les concernent.

2.1.2.3 Etude et réflexion (formation permanente)

La mission de CDID a été réaffirmée par l’Episcopat national en ces termes : « augmenter, par la réflexion et l’action, l’efficacité de la contribution de l’Eglise aux efforts de promotion humaine » (Cf. Art 2, ROI CENCO et Art 7, Statuts de CDID).

Pour accomplir cette mission avec une efficacité toujours plus accrue, nous sommes appelés à renforcer nos capacités de manière permanente par l’étude et par la réflexion.

A cet effet, CDID fonde son action sur une Théologie capable d’articuler l’analyse scientifique et les moyens techniques de la promotion humaine.

2.1.2.4 Subsidiarité 

Dans son organisation comme dans son action, Caritas – Développement Idiofa respecte l’autonomie de pensée et d’action de chaque niveau. Chacun d’entre eux ne peut se voir confier et ne peut assumer que les fonctions et les tâches qui correspondent le mieux aux besoins de son groupe–cible, à ses capacités et à ses aptitudes.

2.1.2.5 Partenariat

Parce que la mission de promouvoir le bien – être humain a été confiée à tous et toutes ; parce que ne disposant pas, par ailleurs, de toutes les capacités et de toutes les ressources, Caritas – Développement Idiofa œuvre en partenariat avec d’autres acteurs, à tous les niveaux et avec toutes les commissions.

Pour qu’elle soit stimulante, utile et féconde, cette relation de partenariat doit s’étendre à tous les niveaux qui sont appelés à évoluer dans l’enrichissement réciproque.

Les uns et les autres doivent  vivre et promouvoir les principes et les valeurs d’un  partenariat fécond à savoir :

  • le sentiment d’amitié, d’ouverture, de franchise et de vérité ;
  • le développement de la culture du dialogue et de l’écoute ;
  • une relation horizontale mue par le sentiment de complémentarité ;
  • l’accompagnement et le professionnalisme ;
  • la transparence, qui doit se manifester dans tous les actes posés ;
  • Le respect de l’identité;
  • le respect  mutuel ;
  • le respect des engagements ;
  • le respect de la différence des cultures ;…

2.1.2.6 Renforcement des capacités

Compte tenu de la diversité et de la complexité de la mission confiée à Caritas – Développement Idiofa, et compte tenu également des perpétuelles mutations que subit son environnement de travail, Caritas – Développement Idiofa accorde une attention particulière au renforcement de ses capacités pour être à même de répondre avec célérité, efficacité, efficience et pertinence aux besoins de son groupe – cible.

 2.1.2.7 Transparence dans la gestion des ressources

La solidarité et le partenariat bien compris ne peuvent se vivre que dans la confiance la plus grande qui soit. Celle – ci ne peut être favorisée que par une transparence totale dans l’organisation et dans la gestion des ressources que nous utilisons pour réaliser nos tâches.

Nous nous engageons donc à la promouvoir partout où nous œuvrerons.

2.1.2.8 Témoignage

Œuvrant au sein de l’Eglise de Jésus – Christ, nous sommes appelés à témoigner de notre foi par nos paroles, nos actions et notre comportement. « Le monde moderne a plus besoin de témoins que de maîtres », a dit le Pape Paul VI et, "la dichotomie entre les deux est une grosse erreur de notre temps" (GS, n°43)

Au sein de Caritas – Développement Idiofa, nous ne devrons pas nous contenter seulement d’exposer nos réflexions et analyses sur la pastorale sociale.

Nous devrons  plutôt appliquer la vérité permanente de l’Evangile aux circonstances concrètes de la vie, aux réalités que nous affrontons tous les jours dans l’accomplissement de notre mission.

 2.2 NOTRE ROLE ET NOS FONCTIONS

Caritas – Développement Idiofa tire son rôle de la mission qui lui a été confiée par l’Episcopat en l’occurrence, assurer la promotion intégrale de l’homme avec sa propre participation.

Caritas – Développement Idiofa assume les cinq fonctions principales suivantes :

2.2.1 Promotion de la pastorale sociale de l’Eglise

  • diffuser les directives de l’Episcopat en matière de pastorale sociale.
  • organiser la formation des agents pastoraux et de nos collaborateurs, à tous les niveaux, sur la pastorale sociale de l’Eglise à travers des séminaires – ateliers et autres outils de sensibilisation et d’animation.

2.2.2 Coordination

  • Faire de la communication et de l’information notre cheval de bataille (banque de données, bulletin d’information, émissions radiodiffusées et télévisées) ;
  • assurer à tous les niveaux le suivi continu de nos actions ainsi que leur évaluation périodique

2.2.3 Renforcement des capacités

  • assurer la formation continue du personnel en fonction à tous les niveaux ;

  · organiser des cadres de concertations et des échanges thématiques et  

    géographiques ;

  • mettre en place un système de réponse rapide aux urgences (catastrophes, guerre, calamités, épidémies,…) et un mécanisme efficace de leur prévention et de leur gestion ;
    • rechercher les moyens requis pour notre action.

2.2.4 Promotion du partenariat

  • diffuser, vulgariser et respecter les principes et les valeurs du partenariat ;
  • travailler pour l’amélioration de la collaboration entre structures diocésaines et organisations partenaires à différents niveaux.

2.2.5 Plaidoyer / Advocacy

  • diffuser les prises de position de l’Eglise Universelle, de l’Episcopat et de Caritas–Développement Idiofa en faveur des « sans voix » et des faibles et en témoigner à travers nos actions ;
  • défendre et  assurer la promotion des intérêts des marginalisés en concertation avec la Commission Justice et Paix ainsi que d’autres structures œuvrant pour le même but ;
    • travailler pour la promotion des droits et de la dignité humaine.
  • accorder une attention particulière à la femme, à l’enfant et au vieillard.

2.2.6 Promotion des initiatives locales en matière de  développement et de la santé

  • Susciter et développer l’esprit d’auto prise en charge au sein des populations et des communautés locales 
  • Renforcer les capacités d’auto prise en charge des populations et des communautés locales ,
  • Organiser les populations locales en vue de leur auto-prise, en charge
    • Soutenir les activités socioéconomiques des populations et des communautés locales,
      • Promouvoir la bonne gouvernance,
      • Impliquer les populations et les communautés locales dans la protection et la restauration de l’environnement,

2.2.7. Promotion de la santé

  • Faciliter l’accès des populations locales aux soins de santé primaires de qualité,
  • Améliorer la qualité de la prise en charge des principales endémies dans le milieu,
  • Lutte contre les maladies dévastatrices,
  • Impliquer les populations et les communautés locales dans la prise en charge de leurs problème de santé.

2.2.8. Promotion de la solidarité et du partage

  • Assister les populations victimes des catastrophes et des calamités, quelles que soient leurs origines,
  • Assurer la réinsertion socio professionnelle et économique des populations victimes des catastrophes et des calamités,
  • Réhabiliter les infrastructures socioéconomiques communautaires détruites par les catastrophes et les calamités,
  • Promouvoir l’auto prise en charge des populations vulnérables  ,
  • Contribuer à la transformation et à la gestion pacifique des conflits.

2.3. Mission et Organisation de la   Commission Diocésaine de  Caritas-  

      Développement

2.3.1. Mission

La CDCD est l’organe de consultation de la Caritas Développement dans le domaine de la pastorale sociale du diocèse. Elle assiste l’Evêque dans le cadre de ses responsabilités en rapport avec la pastorale sociale du diocèse dans les trois secteurs d’interventions de la Caritas-Développement (Cfr Art 17, Status de la CDID)

2.3.2. Organisation

La Commission Diocésaine de la Caritas-Développement est constituée par des personnes physiques, hommes et femmes, résidant dans le diocèse, désignées et nommées par l’Evêque et  dotées des qualités intellectuelles, professionnelles et morales susceptibles de leur permettre de contribuer à la bonne marche de la CDID.(Cfr Art 8, Status de la CDID, et organigramme page 48 du plan stratégique)

2.4. Les axes  d’interventions

Les interventions de la CDID varient selon qu’elles se rapportent à la promotion de la solidarité et du partage, à la promotion de la santé et à la promotion du développement durable. Ainsi y a-t-il trois secteurs ou axes d’interventions:

  • Les urgences humanitaires et promotion de la solidarité et du partage
  • La promotion de la santé
  • La promotion du développement durable

3.2.  Objectifs spécifiques et stratégies d’actions

3.2.1. Urgences Humanitaires et Promotion Socio-Economique des Populations  

          Vulnérables

L’objectif spécifique poursuivi dans ce  secteur  est ainsi formulé : les besoins sociaux de base des catégories sociales vulnérables ont été satisfaits

RESULTATS

STRATEGIES

Production agricole augmentée,

* Multiplication et vulgarisation des semences améliorées

* Approvisionnement en outils aratoires appropriés

* Organisation des populations locales pour l’utilisation

en commun des tracteurs

* Formation des vulgarisateurs agricoles,

* Organisation des campagnes de vulgarisation agricole,

* Allègement des tâches de la femme,

  • Entretien et réhabilitation des routes de

           desserte agricole

  • Lutte contre l’érosion,

Production de la pisciculture augmentée

* Vulgarisation des techniques d’aménagement des étangs piscicoles

* Fournitures du matériel d’appoint pour l’aménagement des étangs piscicoles

* Aménagement des étangs d’alevinage

* Mise des alevins à la disposition des populations

* Formation des candidats pisciculteurs sur

l’aménagement des étangs piscicoles,

Production de l’élevage augmentée

* Acquisition des races améliorées des gros et

petits bétails (porcs, moutons, chèvres)

* Octroi des races améliorées aux éleveurs,

* Vulgarisation des techniques de l’élevage du gros

et du petit bétail,

* Aménagement des paddocks, dipping tank et couloirs d’aspersion,

* Approvisionnement des éleveurs en produits vétérinaires,

* Formation des vulgarisateurs sur la conduite de l’élevage,

* Organisation des campagnes de vulgarisation 

des techniques de conduite de l’élevage auprès

des paysans éleveurs,

Les paysans ont vendu leurs produits à des prix rémunérateurs

* Entretien et réhabilitation des routes de desserte agricole

* Organisations des campagnes de vulgarisation agricole,

* Organisation des foires agricoles,

* Approvisionnement des communautés en équipements de transformation Agroalimentaire

* Organisation des paysans en coopératives

(multifonctionnelles)

* Mise à la disposition des paysans, des infrastructures de stockage et de conservation

* Formation/vulgarisation des techniques de

transformation et de conditionnement des produits agroalimentaires

Les infrastructures socio-économiques de base ont été réhabilitées

* Entretien et réhabilitation des routes de desserte agricole,

* Entretien et réhabilitation des bâtiments scolaires,

sanitaires et sociaux(hospices de vieillards, orphelinats,

centres d’accueil)

Les ravins et têtes d’érosion sont maitrisés

* Multiplication des points de retenue d’eau de pluies,

* Construction des canaux d’évacuation d’eau de pluie,

* Reboisement,

* Lutte contre les ravins et érosions,

Conclusion générale

         Désormais, la Caritas-Développement Idiofa dispose d’un plan stratégique triennal, allant de juin 2010 à mai 2013. Ce plan stratégique est axé sur:

* La consolidation institutionnelle de la Caritas-Développement Idiofa  grâce à l’intégration et au renforcement des capacités de gestion et d’intervention de ses structures,

* La réhabilitation de la dignité des personnes se trouvant dans des situations de précarité,

* L’amélioration de l’état de santé des populations du Diocèse d’Idiofa,

* L'amélioration des conditions et du cadre de vie global, durable et responsable des      communautés locales accompagnées dans le secteur du développement durable avec leur pleine participation.

Puisqu’il décrit les préoccupations institutionnelles et les aspirations des populations paysannes à la base, le présent plan stratégique est un cri d’appel au secours et constitue un outil précieux de référence pour la planification opérationnelle, la négociation et le dialogue avec les partenaires; il sert de cadre d’orientation pour les interventions de la Caritas-Développement Idiofa entre juin 2010 et mai 2013. Il est d’une importance et d’une utilité appréciables dans la mesure où il contribue au développement organisationnel dans une approche de travail en synergie et à la prise en charge des problèmes des populations bénéficiaires, consécutifs au contexte en cours en République  Démocratique du Congo.

Il permet non seulement de capitaliser les forces de la Caritas-Développement Idiofa  et les opportunités de son environnement, mais aussi un travail en synergie avec les autres intervenants afin de réduire les faiblesses et minimiser les menaces de cet environnement.

Il constitue un pas en plus dans la professionnalisation de la Caritas-Développement Idiofa et l’accroissement de sa performance organisationnelle et technique au profit des populations bénéficiaires de ses interventions.

Cri d’appel au secours des filles et fils du Diocèse d’Idiofa en situation de précarité, puisse ce plan stratégique triennal bénéficier de l‘appui des organismes philanthropiques et humanitaires, des partenaires et amis du Diocèse d’Idiofa, des hommes et des femmes de bonne volonté. Que les efforts des uns et des autres contribuent à la reconstruction et à la promotion socio-économique  de notre pays, la République Démocratique du Congo, dans le contexte actuel de sa Démocratisation et de sa  Refondation et de sa Décentralisation.

 

Diocèse d'Idiofa3721, Avenue St.ChristopheB.P.8251 Kinshasa I,  Rep.Dém.du Congo