SONDAGE SUR COURS DE RELIGION

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chers frères et soeurs,

Voici la synthèse de mon mémoire de Master 1 en Théologie et sciences des religions que j’ai défendu à K.U. Leuven.

J’aurais souhaité avoir les différentes perceptions et suggestions des autres sur le cours de religion dans nos écoles catholiques. L’expérience montre que c’est un cours souvent négligé par les chefs d’établissements, les enseignants et les élèves. Comment le rendre utile et efficace ?  C’est ça ma réflexion. Si tu le mettais sur le site ; sauf si tu penses que ça n’intéresserait pas notre public-internaute. Aussi tu peux toujours rectifier ce que tu peux selon ta déontologie médiatique.

RESUME DU MEMOIRE

A la différence de l’animal, l’être humain naît « prématuré et inachevé ». C’est par des apprentissages informels – hérédité  et  apprentissages formels – éducation, qu’il se constitue un patrimoine culturel  et atteint sa maturité. Une culture qui se veut intégrale ne peut ignorer la dimension religieuse et philosophique de la vie ni la reléguer au seul aspect privé.

Malheureusement, avec la montée du positivisme depuis le 18ème siècle,   l’avènement de la démocratie, l’affirmation des droits de l’homme…, la religion est de plus en plus chassée du secteur public. Elle est envoyée au secteur privé et à l’adhésion personnelle. La floraison des nouvelles religiosités populaires dans les pays africains vient davantage brouiller l’image de la religion, sa place, son rôle et la perception qu’on en fait. Rien d’étonnant que dans ce contexte,  le cours de religion confessionnel soit remis en question et menacé d’exclusion du milieu scolaire, soit formellement par le pouvoir organisateur, soit informellement par les élèves.

Dans les classes de première et deuxième années secondaires des écoles de la paroisse Saint-Louis du diocèse d’Idiofa en RDC, le cours de religion est objet de cette expérience malheureuse. Le manque de formation permanente des professeurs de religion en pédagogie et théologie biblique ainsi qu’une culture générale insuffisante,  font du cours de religion une catéchèse déguisée. A cela s’ajoute le manque d’outils appropriés pour un enseignement de religion qui tient compte de la diversité de convictions de la classe. D’où le désintéressement et la démotivation des élèves pour qui le cours de religion est superfétatoire. De ce fait, la raison d’être d’un cours de religion confessionnel et sa pertinence sont récusées.

La révisitation du contenu même de ce cours et aussi de la façon de l’enseigner,  s’impose impérativement.  De cette façon, Jésus Christ et son message peuvent être proposés comme une Bonne Nouvelle aussi pour les jeunes ;  toutes appartenances religieuses confondues. La classe de religion devient alors une classe d’humanisation, un lieu où les jeunes peuvent trouver des éléments utiles pour se construire une identité personnelle et collective.

J’aurais bien voulu, frères et sœurs d’Idiofa, avoir votre perception du cours de religion et éventuellement vos suggestions pour m’aider à approfondir la réflexion pour donner au cours de religion les chances d’être porteur de sens pour les jeunes qui fréquentent nos écoles. Déjà je vous dis grand merci. Voici mon adresse mail : nselemery@yahoo.fr

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Abbé Emery KENDA NSEL.

Diocèse d'Idiofa3721, Avenue St.ChristopheB.P.8251 Kinshasa I,  Rep.Dém.du Congo