Voeux Gilbert MIKA

Ce dimanche 24 Janvier 2010, le Frère Gilbert MIKA Alemick (Originaire de la paroisse de Kimputu) a fait ses voeux perpétuels comme missionnaire de Saint Paul, au cours de la célébration eucharistique organisée dans l'enceinte du scolasticat Jacques Alberione, à 15h, heure de Kinshasa.

              La messe était célébrée par le Père Provincial et Délégué personnel du Père Général. Avec grand étonnement et surprise, l'Assemblée qui participait à cette messe apprenait qu'entre les voeux de Gilbert et les derniers voeux des missionnaires autochtones, il y avait une bonne distance de 11 ans.

                     Présente au Congo depuis plus d'un demi-siècle, la Société des missionnaires de Saint Paul ne compte que 6 religieux congolais ayant fait des voeux perpétuels (frère Gilbert y compris). Aussi, certains observateurs ne se sont pas empechés de parler de la stérilité de la moisson paulinienne au Congo. "A qui la faute", s'est demandée une chrétienne.

              Dans un tel contexte, on comprend combien les voeux de Gilbert honorent le diocèse d'Idiofa, réputée "terre des vocations". La présence des ressortissants du diocèse d'Idiofa était bel et bien remarquable à cette célébration et à la fete organisée à cet effet.

             Dans son homélie, le Provincial a souligné que le Frère Gilbert était bien préparé à travailler comme missionnaire dans la Société Missionnaire de Saint Paul. "Par son intelligence et sa formation intellectuelle façonnée par le parcours scolaire et académique, Gilbert MIKA ne pouvait pas ne pas répondre aux exigences de la formation de fer donnée dans la Société missionnaire de Saint Paul", a indiqué le Provincial, avant d'ajouter: " Il fait la fierté d'Idiofa qu'il défend valablement et la Société compte beaucoup sur lui en ce temps de la globalisation et de la modernisation des moyens de communication".

             De la troisième génération de cette Société, Gilbert est arrivé seul aux vœux perpétuels après un long périple, en passant par plusieurs épreuves de feu.

De la première génération des années soixante, "génération des boites postales", il ne reste plus qu'un frère, les autres ayant quitté le rang. De la deuxième génération (des années quatre-vingts), il ne reste plus que quatre prêtres. 

            A la fin de la messe, devant un tel tableau de "pénurie missionaire", une invitation spéciale a été lancée à l'Assemblée afin de prier pour la fécondité de la mission dans cette congrégation. 

Abbé Papy Eugène Kayoko 

Diocèse d'Idiofa3721, Avenue St.ChristopheB.P.8251 Kinshasa I,  Rep.Dém.du Congo